Sud-Kivu : 28 ans après le massacre de Kasika, Debout Kamituga réclame justice pour les victimes
Sud-Kivu : 28 ans après le massacre de Kasika, Debout Kamituga réclame justice pour les victimes.
Vingt-huit ans après le massacre de Kasika, survenu le 24 août 1998 dans la chefferie de Lwindi, territoire de Mwenga, au Sud-Kivu, l’ASBL Debout Kamituga appelle à ce que justice soit enfin rendue aux victimes de cette tragédie. Selon différentes sources et documents, le bilan du massacre varie selon les décomptes, avec plusieurs centaines de victimes, souvent estimées à plus de 100 personnes.
Parmi elles figurent notamment l’abbé Stanislas Wabulakombe, le Mwami François Naluindi Mubeza III ainsi que son épouse. À l’occasion de la commémoration de ce 28ᵉ anniversaire, le coordonnateur de l’ASBL Debout Kamituga, Patrick Kilosho, estime que le temps écoulé ne devrait pas effacer la mémoire des victimes ni mettre fin à leur droit à la vérité et à la justice.
Dans une interview accordée à votre rédaction ce jeudi 27 août 2026 ,Patrick Kilosho Coordonnateur de l'Asbl debout kamituga a précisé que « Vingt-huit ans après ce drame qui a endeuillé profondément la chefferie de Lwindi et toute la province du Sud-Kivu, nous refusons que les victimes de Kasika soient oubliées.
La mémoire doit être accompagnée par des actes concrets : la vérité doit être établie, la justice doit faire son travail et les victimes ainsi que leurs familles doivent être rétablies dans leurs droits. Il ne peut y avoir de paix durable là où les crimes graves restent impunis », a-t-il déclaré.
Pour cette organisation de la société civile, la commémoration du massacre de Kasika doit ainsi constituer un moment de recueillement, mais également un rappel de l’urgence d’une justice effective et de la réparation en faveur des victimes et de leurs familles.
Debout Kamituga appelle les autorités compétentes à poursuivre les efforts en faveur de la vérité, de la justice et de la réparation, afin que les victimes du massacre de Kasika soient reconnues dans leurs droits et que de tels drames ne se reproduisent plus. « Se souvenir est un devoir, mais rendre justice est une obligation », insiste l’ASBL Debout Kamituga.
Mukamba Mulebelwa Big-Mercy
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
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