Sud-Kivu : 20 combattants du M23-AFC et de Twirwaneho se rendent aux FARDC à Fizi
Vingt combattants issus des groupes armés M23-AFC et Twirwaneho se sont rendus ce mardi 17 mars aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, selon une mise à jour opérationnelle rendue publique par l’armée.
D’après cette source, ces éléments, en provenance de Minembwe, ont déposé les armes à Mikenge, où ils ont été présentés au commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, le colonel d’état-major Apoko Bangala Michel. Les ex-combattants ont remis un lot d’armes comprenant notamment des fusils d’assaut de type AK-47, une mitrailleuse PKM ainsi qu’un lance-roquettes RPG-7.
Contacté à ce sujet, le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud au Sud-Kivu, le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, a confirmé cette reddition. Il a indiqué que ces combattants ont été pris en charge conformément aux procédures en vigueur au sein des FARDC, avant leur orientation vers le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR).
Selon les premiers éléments recueillis lors de leur interrogatoire, plusieurs d’entre eux affirment avoir quitté les rangs rebelles en raison des conditions de vie jugées difficiles ainsi que du traitement subi au sein de ces groupes armés. Ces témoignages restent toutefois à vérifier dans le cadre des enquêtes en cours.
Cette reddition intervient dans un contexte sécuritaire toujours volatile dans les hauts plateaux de Fizi et de Minembwe. Malgré l’existence d’un cessez-le-feu, les FARDC accusent les rebelles du M23-AFC de poursuivre des actions hostiles contre leurs positions sur différentes lignes de front au Sud-Kivu.
Pour l’armée congolaise, ces nouvelles redditions pourraient constituer un signal encourageant. « Elles sont susceptibles d’inciter d’autres éléments encore actifs dans les groupes armés à déposer les armes et à rejoindre le processus de paix », a souligné le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan.
Les opérations Sukola 2 Sud se poursuivent dans cette partie de la province avec pour objectif de rétablir l’autorité de l’État et de stabiliser durablement la situation sécuritaire dans les zones affectées par les conflits armés.