Reunion conjointe du conseil de sécurité à Lwiko : appel à la paix après les affrontements entre groupes d'autodéfense .
Le village de Lwiko, dans le territoire de Fizi, a accueilli ce jeudi 19 décembre 2024 une réunion conjointe du Conseil de sécurité. Cette initiative, portée par les autorités des territoires de Fizi et Kabambare, visait à apaiser les tensions après les violents affrontements du 11 décembre entre deux groupes d’autodéfense : le CNPSC de Yakutumba et la milice dirigée par le général autoproclamé Suzuki. Ces combats ont provoqué des déplacements massifs de populations et causé la mort de quatre personnes.
Appel à la paix et à la cohabitation pacifique
Les administrateurs des territoires de Fizi et Kabambare, respectivement Kalonji Badibanga Samy et Walubila Katula Albert, ont exhorté les habitants ayant fui les violences à regagner leurs villages. « Nous sommes ici pour prêcher la paix et sensibiliser chacun à la cohabitation pacifique. Les guerres interethniques détruisent nos générations », ont-ils déclaré.
Les autorités ont souligné que les communautés Babuyu et Babembe, étant voisines et liées par l’histoire, ont le devoir de vivre ensemble dans l’harmonie. Elles ont également appelé les groupes d’autodéfense à privilégier le dialogue et à respecter leur engagement dans le processus de paix, notamment par leur intégration dans le programme de Réforme et d'Assimilation des Défenses (RAD) en collaboration avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Soutien aux efforts de paix nationaux
Les autorités ont rappelé l’importance de soutenir les efforts du Président de la République, Félix Tshisekedi, dans sa quête pour ramener la paix à l’est du pays. Elles ont mis en garde contre les divisions internes qui pourraient profiter à des ennemis comme le M23, accusé de chercher à déstabiliser davantage cette région déjà meurtrie par des décennies de conflits.
Un bilan humain lourd
Les affrontements du 11 décembre ont fait quatre victimes :
Espoir Nyembo, membre de l’escorte du général Suzuki ;
Maman Asende Fayulu, une habitante du village Lumbwe ;
Monsieur Godé, un jeune du secteur de Lulenge ;
Chenga Shabani, un membre du CNPSC.
Ces pertes ont été déplorées par les autorités, qui ont fermement condamné toute forme de violence.
Un meeting pour sceller la réconciliation
La réunion s’est clôturée par un meeting populaire dédié à la paix, où les participants ont réaffirmé leur engagement envers la réconciliation et le dialogue. Les responsables ont insisté sur la nécessité de rester unis face aux défis sécuritaires et de protéger les populations ainsi que leurs biens.