RDC : une pétition menée par Dany Kabongo pour la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo dépasse 45 signatures au Sénat
Une nouvelle tension politique secoue le Sénat de la République démocratique du Congo. Le sénateur Dany Kabongo a déposé une pétition visant la déchéance de Modeste Bahati Lukwebo de ses fonctions de deuxième vice-président de la chambre haute du Parlement. L’initiative, qui intervient dans un contexte politique sensible, aurait déjà recueilli plusieurs dizaines de signatures parmi les sénateurs.
Selon des sources parlementaires, la pétition a été déposée à Kinshasa, siège des institutions nationales. L’initiateur de la démarche accuse le deuxième vice-président du Sénat d’« incapacité » à assumer les responsabilités liées à sa fonction au sein du bureau de la chambre haute. Il affirme toutefois que cette action ne vise pas les opinions politiques de l’intéressé, mais plutôt sa manière d’exercer les charges institutionnelles qui lui ont été confiées.
D’après les informations rendues publiques par le sénateur Kabongo, la pétition a rapidement gagné l’adhésion de plusieurs élus. Les premières estimations faisaient état d’environ 28 signatures avant d’atteindre 37 soutiens. Plus récemment, l’initiateur de la démarche a indiqué que la mobilisation aurait franchi la barre de 45 signatures, certains évoquant même près de 47 signataires.
Le règlement intérieur du Sénat de la République démocratique du Congo prévoit qu’une pétition visant un membre du bureau doit être soutenue par au moins un cinquième des sénateurs pour être jugée recevable, soit un minimum de 22 signatures. Si ces chiffres se confirment, la démarche dépasserait largement le seuil requis pour son examen par l’institution.
Cette initiative intervient dans un climat politique déjà tendu en République démocratique du Congo. Les récentes déclarations de Modeste Bahati Lukwebo autour de la question du changement ou de la révision de la Constitution ont suscité des réactions contrastées au sein de la classe politique et même dans certains cercles de la majorité. Plusieurs observateurs estiment que ces prises de position ont contribué à accentuer les divergences au sein de la chambre haute.
La pétition se trouve désormais entre les mains du bureau du Sénat de la République démocratique du Congo, qui devra examiner sa recevabilité avant toute procédure officielle. Si elle est jugée conforme aux règles parlementaires, elle pourrait ouvrir un débat institutionnel sur le maintien de Modeste Bahati Lukwebo à la deuxième vice-présidence du Sénat, avec d’éventuelles répercussions sur les équilibres politiques au sein de la chambre haute.