RDC – Procès Kabila : la Haute Cour militaire reprend les audiences malgré l’absence de l’ex-président
La Haute Cour militaire reprend ce mercredi 31 juillet à Kinshasa les audiences dans le procès historique visant l’ancien président Joseph Kabila, poursuivi pour trahison, apologie du terrorisme, participation à une rébellion et complot contre la sûreté de l’État. L’ex-chef de l’État, absent depuis le début de la procédure, risque désormais d’être jugé par défaut.
Reporté le 25 juillet dernier à la demande des avocats de la République démocratique du Congo, qui n’avaient pas pu consulter le dossier à temps, le procès entre dans une phase décisive. Le ministère public souligne que Kabila n’a pas répondu à plusieurs convocations et réclame que la procédure se poursuive sans lui.
L’affaire, inédite dans l’histoire du pays, a été déclenchée par une injonction du ministre de la Justice, validée par un vote du Sénat. Selon des sources judiciaires, l’ancien président serait soupçonné d’avoir entretenu des liens avec des groupes armés actifs à l’Est de la RDC, notamment le M23/AFC, accusé de violences dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.
Si les avocats de la partie civile entendent défendre la recevabilité des charges, les proches de Joseph Kabila crient au procès politique. Ils affirment que cette procédure vise à neutraliser toute ambition de retour sur la scène nationale de l’ancien chef de l’État, au pouvoir de 2001 à 2019.
La Haute Cour militaire devra bientôt se prononcer sur la recevabilité des accusations. En cas de procès par défaut, cette affaire pourrait marquer un tournant judiciaire et politique majeur en République démocratique du Congo.