Politique

RDC : les propos d’André Mbata et de Modeste Bahati Lukwebo alimentent le débat politique

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
3 min de lecture
Mis à jour le 05/03/2026 à 19:31
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RDC : les propos d’André Mbata et de Modeste Bahati Lukwebo alimentent le débat politique
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Les récentes déclarations du professeur André Mbata et celles du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, alimentent le débat politique en République démocratique du Congo autour de la Constitution et de la durée du mandat présidentiel. Ces prises de position suscitent plusieurs réactions dans l’opinion publique et au sein de la classe politique.

Le débat autour de l’interprétation de la Constitution en République démocratique du Congo continue de faire réagir les acteurs politiques. Les propos tenus récemment par le professeur André Mbata, député national et secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, ainsi que ceux du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, ont relancé les discussions dans la sphère politique.
Lors d’une intervention publique à Kinshasa, Modeste Bahati Lukwebo a rappelé que le mandat du président de la République est clairement défini par la Constitution congolaise. Selon lui, le chef de l’État, Félix Tshisekedi, dispose d’un mandat constitutionnel qui court jusqu’en 2028, conformément aux dispositions en vigueur.
Pour le leader de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A), il est important de respecter les textes fondamentaux du pays afin de préserver la stabilité institutionnelle. Il a également estimé que les défis auxquels fait face la RDC ne sont pas liés au manque de textes juridiques, mais plutôt à leur application.
« La République démocratique du Congo n’a pas un problème de textes, mais un problème d’hommes chargés de les appliquer », a-t-il déclaré, appelant les responsables politiques à privilégier le respect des institutions de la République.
Ces propos interviennent dans un contexte où certaines analyses constitutionnelles, notamment celles évoquées par le professeur André Mbata, ont suscité de nombreux commentaires dans l’espace public. Plusieurs observateurs estiment que ces prises de position traduisent des divergences d’interprétation au sein même de la majorité politique au pouvoir.
Pour certains analystes politiques, ces échanges indirects entre figures influentes de l’Union sacrée illustrent l’intensité du débat politique en RDC, particulièrement sur les questions liées aux institutions et à la gouvernance.
Toutefois, malgré ces divergences d’approche, les responsables politiques concernés affirment rester attachés au respect des institutions de la République et au maintien de la cohésion au sein de la majorité présidentielle.
Alors que les discussions autour de la Constitution continuent d’alimenter la scène politique congolaise, plusieurs observateurs appellent les acteurs politiques à privilégier le dialogue et le respect des textes afin de préserver la stabilité institutionnelle du pays.

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