RDC : Les FARDC réfutent les accusations de crimes de guerre liées aux Wazalendo
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont formellement rejeté les allégations les associant aux crimes de guerre commis par les Wazalendo, des milices locales opérant dans l'est du pays. Cette déclaration fait suite à la publication d'un rapport de l'ONU documentant des violations graves du droit international humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Lors d'un point de presse tenu ce vendredi à Kinshasa, le général Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a précisé que la collaboration avec les Wazalendo ne signifie pas un contrôle direct sur leurs actions. « Si nous collaborons avec les Wazalendo, cela ne veut pas dire que nous les contrôlons », a-t-il affirmé, défendant la position des FARDC selon laquelle elles n'ont jamais commis de crimes contre l'humanité.
Le rapport de l'ONU, publié le 5 septembre 2025, documente des violations graves commises par plusieurs acteurs dans l'est de la RDC, incluant meurtres, violences sexuelles, pillages et recrutement d'enfants soldats. Cependant, le texte ne mentionne pas explicitement les FARDC comme responsables directs de ces actes. Les Wazalendo, bien qu'intégrés dans certaines opérations conjointes avec l’armée régulière contre des groupes armés comme le M23, ont été impliqués dans plusieurs exactions contre des civils, selon des organisations telles qu’Amnesty International et Human Rights Watch.
Face à ces révélations, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Turk, a exprimé son inquiétude et appelé à des enquêtes approfondies afin de poursuivre les responsables de ces crimes. « Les atrocités décrites dans ce rapport sont horribles », a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'une responsabilité collective pour protéger les populations civiles.
Alors que les FARDC cherchent à se dissocier des actions des Wazalendo, la communauté internationale insiste sur la nécessité de mesures concrètes pour mettre fin à l’impunité et renforcer la sécurité dans l’est de la RDC.