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RDC : le gouvernement suspend plusieurs partis politiques pour atteinte à la cohésion nationale

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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RDC : le gouvernement suspend plusieurs partis politiques pour atteinte à la cohésion nationale
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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a annoncé la suspension immédiate des activités de plusieurs partis politiques accusés de menacer l’unité nationale et la stabilité du pays. La décision a été rendue publique dans un communiqué signé par le ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango J.

Selon le document officiel, les partis visés sont : PPRD, LGD, Piste pour l’Émergence, AAP, UDA, MPCR, ATD, COFEDEC, PNEC, MLP, UPC et ADCP. Le ministère les accuse d’avoir contrevenu aux principes fondamentaux de la cohésion nationale, de la préservation de la souveraineté de l’État et du respect des institutions républicaines.

Le gouvernement affirme avoir saisi le Conseil d’État en vue d’obtenir la dissolution légale de ces formations, conformément à la loi du 15 mars 2004 sur les partis politiques. Cette mesure, selon le ministère, vise à garantir le fonctionnement responsable du pluralisme politique et à empêcher toute instrumentalisation des partis à des fins de déstabilisation.

Dans son communiqué, le ministre Shabani Lukoo Bihango rappelle que la démocratie congolaise « repose sur le respect des lois, la défense de l’unité nationale et la loyauté envers les institutions ». Il a appelé les autres formations politiques à œuvrer pour le dialogue, la paix et la consolidation de la République.

Cette décision, inédite par son ampleur, intervient dans un contexte de forte tension politique et sécuritaire, alors que le gouvernement tente de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire. Kinshasa affirme rester attaché à la liberté d’expression, mais prévient qu’aucune activité politique ne saurait se faire au détriment de la paix et de l’ordre public.

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