RDC : Le CPLC / FABB rejette toute collusion avec les FDLR et accuse les Twigwaneho .
Dans un communiqué daté du 9 juillet 2025 et signé Kabandja par Stratège NAMUBAMBA , porte- parole du Congrès des Patriotes pour la Liberté des Congolais/Forces d’Autodéfense Biloze Bishambuke (CPLC/FABB) rejette fermement les accusations portées contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), les Wazalendo et leurs alliés régionaux. Le mouvement qualifie ces accusations de « fausses allégations » émanant de la coalition TWIGWANEHO, qu’il accuse de manipulations et de tentatives de diversion.
Selon ce communiqué, TWIGWANEHO, alliée du M23 et du groupe armé burundais Red-Tabara, serait responsable de multiples exactions sur les hauts plateaux d’Uvira, Fizi et Mwenga, dans la province du Sud-Kivu. Le CPLC/FABB accuse cette coalition de crimes graves, allant des viols aux pillages, en passant par les meurtres, les incendies de villages, l’occupation illégale des terres ancestrales et la collaboration avec des troupes étrangères dans l’objectif de semer l’instabilité dans l’est du pays.
Le CPLC/FABB affirme que les opérations actuellement menées par les FARDC et leurs partenaires sont strictement encadrées par les principes de l’éthique militaire, du droit international humanitaire et des droits humains. Ces actions, selon le mouvement, s’inscrivent dans la vision du président de la République Félix Tshisekedi, visant à restaurer la paix et l’autorité de l’État dans une région longtemps meurtrie par les conflits armés.
« Contrairement aux allégations propagées par TWIGWANEHO, les FARDC, les Wazalendo et l’armée burundaise n'ont jamais collaboré avec les FDLR », souligne le document. Le CPLC/FABB précise également que les opérations militaires en cours ne ciblent aucune communauté en particulier, rejetant ainsi les accusations de nettoyage ethnique. « Qu'ils soient Banyamulenge ou non, aucune population n'est visée spécifiquement », insiste le communiqué.
Le mouvement va plus loin en qualifiant la contestation des opérations militaires de prétexte utilisé par TWIGWANEHO pour échapper à ses responsabilités dans les crimes perpétrés. Il affirme que TWIGWANEHO n’a ni mandat constitutionnel ni légitimité pour revendiquer une quelconque mission de protection des populations civiles.
Le lieutenant général Ngoma Nzito, cité dans le communiqué, est présenté comme un patriote « dont les prouesses militaires résonnent jusqu’au-delà des frontières ». Le CPLC/FABB défend son intégrité face aux accusations portées contre lui et réaffirme son engagement pour la souveraineté nationale.
Par cette déclaration, le CPLC/FABB lance ce qu’il décrit comme un « dernier avertissement » à l’endroit des personnes et forces mal intentionnées qui, selon lui, complotent contre la République. Il appelle à une mobilisation nationale autour des opérations souveraines des FARDC, qui visent à libérer les zones sous occupation armée et à restaurer l’autorité de l’État dans l’est du pays.
Enfin, le mouvement se dit solidaire du chef de l’État et de son armée, et réitère son soutien aux actions militaires engagées pour « mettre fin au désordre sécuritaire entretenu par le Rwanda et ses alliés en RDC ». Il appelle à une réponse patriotique ferme, insistant sur la nécessité de protéger la dignité humaine, la paix, et l’unité nationale.