RDC : L’Union Sacrée mise sur l’expérience avec la candidature d’Aimé Boji Sangara à la présidence de l’Assemblée nationale
L’Union Sacrée de la Nation (USN) a officialisé, ce jeudi, la candidature de l’Honorable Aimé Boji Sangara Bamanyirwe au poste de Président de l’Assemblée nationale. Le dépôt de sa candidature par le Secrétaire permanent de la coalition, le Professeur André Mbata, marque une étape décisive dans la recomposition de l’hémicycle congolais et traduit, selon plusieurs observateurs, un choix de consensus et d’expérience.
L’événement, organisé dans une ambiance à la fois solennelle et populaire, a rassemblé un grand nombre de députés nationaux, de cadres de la majorité présidentielle et de militants. Une procession symbolique a accompagné cet acte politique : partie du siège de l’Union Sacrée à la Gombe, elle a traversé le centre-ville de Kinshasa jusqu’au Palais du Peuple, où attendaient d’autres partisans brandissant pancartes et drapeaux.
« Ce choix est celui de la cohésion et de la compétence, dans un moment où notre pays a besoin d’un leadership parlementaire responsable », a déclaré le Professeur André Mbata, après le dépôt de la candidature.
De son côté, Aimé Boji Sangara, visiblement ému, a salué la confiance placée en lui par la famille politique présidentielle. « Je mesure l’ampleur de la tâche et la responsabilité que m’impose cette confiance. Si je suis élu, je travaillerai pour un Parlement plus proche du peuple et plus exigeant envers l’exécutif », a-t-il affirmé devant la presse.
Né le 8 janvier 1963 à Katana, dans le territoire de Kabare (Sud-Kivu), Aimé Boji Sangara est député national de Walungu depuis trois législatures. Membre influent de l’Union Sacrée, il est reconnu pour sa maîtrise des questions économiques et budgétaires, ayant longtemps siégé au sein des commissions Économie, Finances et Environnement (ECOFIN). Ancien ministre du Budget dans le gouvernement Sama Lukonde, Boji a laissé l’image d’un technocrate rigoureux, attaché à la transparence dans la gestion des finances publiques. Son profil d’homme d’État expérimenté séduit une frange importante de la majorité, qui voit en lui un équilibre entre fidélité politique et compétence administrative.
En déposant officiellement la candidature de Boji Sangara, l’Union Sacrée de la Nation veut envoyer un signal d’unité et de maturité politique à l’opinion. Après plusieurs semaines de consultations internes, le consensus autour de son nom apparaît comme un facteur de stabilité au sein de la coalition présidentielle. Dans les couloirs du Palais du Peuple, certains députés n’hésitent pas à saluer ce choix. « Boji, c’est l’équilibre entre l’expérience, la loyauté et la capacité de dialogue », confie un élu de Kinshasa.
À la veille du vote prévu dans les prochains jours, l’Union Sacrée espère transformer cette candidature en victoire politique. Si elle aboutit, Aimé Boji Sangara deviendra le premier fils du Sud-Kivu à accéder à la présidence de l’Assemblée nationale depuis l’avènement du multipartisme en RDC, un symbole fort pour la province et pour l’équilibre régional du pouvoir.