RDC – Justin Bitakwira se déclare candidat pour succéder à Vital Kamerhe à la présidence de l’Assemblée nationale
L’Assemblée nationale traverse une zone de turbulences politiques. Alors que plus de 260 députés ont signé une pétition réclamant la destitution de Vital Kamerhe, actuel président de la Chambre basse, le député d’Uvira, Justin Bitakwira, a annoncé publiquement son intention de briguer ce poste.
Depuis plusieurs jours, une motion de défiance contre M. Kamerhe agite le Parlement. Malgré ses excuses, la contestation parlementaire reste vive. Dans ce climat tendu, Justin Bitakwira, ancien ministre et figure politique connue dans le Sud-Kivu, se présente comme « le candidat idéal » pour conduire l’Assemblée nationale.
« Le Bureau d’âge n’a qu’à organiser les élections, et je suis prêt », a-t-il déclaré, soulignant que l’Assemblée a besoin d’« un leadership rassembleur et expérimenté ».
Un discours axé sur la sécurité nationale
Liant cette crise institutionnelle aux défis sécuritaires, M. Bitakwira estime que la situation à l’Est du pays doit être un signal d’alarme.
« Si Uvira tombe, c’est toute la République qui est menacée, notamment la zone minière stratégique de Kolwezi », a-t-il averti.
Par ce message, il entend justifier sa candidature non seulement comme un choix institutionnel, mais aussi comme une stratégie pour garantir la stabilité du territoire national.
Pour un Parlement de réconciliation
Tout en affichant sa fermeté, le député d’Uvira appelle à l’apaisement.
« Je ne viens pas pour diviser. Je viens pour réconcilier. Il faut une Assemblée qui reflète la maturité politique et non les querelles personnelles », a-t-il soutenu.
Il exhorte ainsi ses collègues à placer l’intérêt supérieur de la Nation au-dessus des clivages partisans, dans un contexte marqué par des défis économiques, sociaux et sécuritaires pressants.
Une recomposition imminente ?
Avec cette prise de position, Justin Bitakwira s’affirme comme l’un des acteurs centraux dans la course à la présidence de l’Assemblée nationale. Sa candidature pourrait fédérer les députés favorables à une alternance à la tête de l’institution.
Le Bureau d’âge, soumis à de fortes pressions, devra statuer rapidement sur la procédure à suivre. Une recomposition du bureau de l’Assemblée semble désormais inévitable, annonçant de nouveaux équilibres politiques au sein de cette législature.
Article signé : Alexis F. Daudi