Nord-Kivu : au moins 16 civils tués dans une nouvelle attaque attribuée aux ADF à Beni
Au moins seize civils ont été tués dans la nuit du mardi 2 au mercredi 3 juin 2026 lors d'une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les localités de Kitoho et Mbau, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Ce bilan provisoire a été communiqué par la société civile locale.
Selon plusieurs sources locales, les assaillants ont d'abord mené leur offensive dans la localité de Matete avant d'étendre leurs attaques à Kitoho ainsi qu'à d'autres villages environnants. Les habitants rapportent que les rebelles ont surpris les populations pendant la nuit, semant la panique et causant d'importantes pertes humaines.
Des sources sécuritaires indiquent que l'intervention des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) ainsi que des écogardes, a permis de limiter un bilan qui aurait pu être encore plus lourd.
Parmi les victimes figurent notamment un pasteur de l'Église kimbanguiste, son épouse et leur fille, un enseignant, deux épouses de policiers ainsi qu'un nourrisson. Plusieurs autres personnes demeurent portées disparues, tandis que des familles endeuillées tentent encore d'identifier certaines victimes.
Cette nouvelle tragédie survient seulement quelques jours après d'autres attaques meurtrières enregistrées dans la région de Beni, une zone confrontée depuis plusieurs années à l'activisme des groupes armés. Elle intervient également après le massacre qui avait coûté la vie à l'artiste comédien Nzanzu Mangese, à plusieurs membres de sa famille ainsi qu'à d'autres civils dans un campement pygmée, un drame qui avait suscité une vive émotion au sein de l'opinion publique congolaise.
Face à la recrudescence des violences, les habitants de Beni appellent les autorités congolaises ainsi que les forces engagées dans les opérations de sécurisation à renforcer les mesures de protection des populations civiles. Ils plaident également pour des actions militaires plus efficaces afin de mettre fin aux massacres récurrents qui continuent de faire des victimes dans cette partie de l'est de la République démocratique du Congo.
La société civile locale exprime sa profonde inquiétude devant la persistance de l'insécurité et demande l'ouverture d'enquêtes pour établir les circonstances exactes de cette attaque et identifier les responsables.
La rédaction