Mwenga :Le petit séminaire de Mungombe célèbre la mémoire de Notre Dame d’Afrique
La petit séminaire de Mungombe , située dans le territoire de Mwenga en chefferie des Wamuzimu, célèbre le 30 avril la mémoire de Notre Dame d’Afrique, protectrice spirituelle de cette paroisse et patronne du petit séminaire local. La cérémonie a eu lieu dans la paroisse Saint Hilaire de Mulambula .
À l’occasion, une messe solennelle est présidée par l’abbé Joseph Mulonda Kyatogekwa, vicaire épiscopal de la zone pastorale de Mwenga, qui regroupe trois doyennés . Dans son homélie, il a salué la lutte du pape François en faveur de la paix et de la justice. « Prions pour le repos de son âme, et demandons que l’Esprit Saint guide le prochain souverain pontife dans la sainteté », a-t-il déclaré.
La cérémonie a également été marquée par des sacrements administrés à douze jeunes séminaristes : six ont reçu les sacrements du baptême, de la confirmation et de l’Eucharistie, tandis que six autres ont été confirmés et ont communié pour la première fois.
Les finalistes du petit séminaire ont profité de cette journée pour exprimer leur gratitude envers leurs parents, le recteur, les enseignants et les bienfaiteurs qui les ont accompagnés durant leurs six années de formation. Certains ont annoncé leur volonté de poursuivre au grand séminaire, d'autres ont choisi de continuer leur parcours en société.
Dans son discours, l’abbé Pierre Watelaninwa Kyambo, recteur du petit séminaire Notre Dame d’Afrique et curé de la paroisse, a retracé l’histoire de cette institution fondée en 1948. Il a salué l’engagement des parents et la résilience des séminaristes, les appelant à devenir des modèles dans la société. « Depuis sa création, le séminaire est placé sous la protection constante de Notre Dame d’Afrique. Il reste une pépinière de vocation pour l’Église et la nation », a-t-il affirmé.
L’abbé a aussi rappelé les épisodes douloureux de l’histoire du séminaire, notamment les destructions causées par les conflits armés ayant conduit à sa fermeture durant deux décennies. « On ne fait pas la paix par la guerre », a-t-il lancé, en référence aux violences subies. L’établissement n’a rouvert ses portes qu’en 2013 grâce à l’initiative de Mgr Sébastien Muyengo, évêque du diocèse d’Uvira.
Malgré sa réouverture, le petit séminaire fait face à plusieurs défis : infrastructures endommagées, manque de ressources, difficultés économiques des parents d’élèves, état déplorable de la Route Nationale N°2, et hausse des prix des denrées alimentaires. « Nos mains sont grandement ouvertes pour recevoir la contribution de chacun, car le petit séminaire traverse une période de vaches maigres », a conclu l’abbé Watelaninwa.