Mbuji-Mayi : les Bakwanga manifestent contre les accusations de spoliation des terrains de la MIBA
La communauté Bakwanga a organisé une marche pacifique ce vendredi 31 juillet 2026 dans la ville de Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, pour dénoncer les accusations de spoliation des terrains de la Minière de Bakwanga (MIBA). Conduite par le chef coutumier Ntumba Diongo, la manifestation a réuni plusieurs centaines de personnes venues exprimer leur désaccord avec les allégations portées contre leur communauté.
Dès les premières heures de la journée, les manifestants se sont rassemblés avant d'entamer une procession à travers plusieurs grandes artères de la ville. Hommes, femmes, jeunes et notables coutumiers ont pris part à cette mobilisation, scandant des messages appelant au respect des droits coutumiers et au règlement pacifique du différend foncier opposant la communauté à la société minière.
La manifestation a été particulièrement marquée par la forte participation des femmes. Certaines d'entre elles ont eu recours à des pratiques traditionnelles de protestation, considérées dans la coutume comme un moyen d'exprimer leur indignation et d'interpeller les autorités sur la gravité de la situation. Ces gestes ont retenu l'attention de nombreux observateurs présents le long du parcours de la marche.
À travers cette mobilisation, les organisateurs ont rejeté les accusations selon lesquelles la communauté Bakwanga serait impliquée dans la spoliation des terrains de la MIBA. Ils estiment que ces allégations portent atteinte à leur image et soutiennent que leurs revendications reposent sur des droits coutumiers qu'ils jugent légitimes.
Les manifestants ont ainsi demandé aux autorités nationales, provinciales ainsi qu'aux responsables de la MIBA d'engager un dialogue inclusif afin de trouver une solution durable à ce différend. Ils ont également insisté sur la nécessité d'éviter toute décision susceptible d'aggraver les tensions entre les différentes parties concernées.
La marche s'est déroulée sous la surveillance des forces de sécurité et, selon les premières informations, aucun incident majeur n'a été signalé durant son déroulement.
Au moment de la publication de cet article, ni la direction de la MIBA ni les autorités compétentes n'avaient encore réagi officiellement aux revendications formulées par les manifestants.
La rédaction
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
Mots-clés
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Soyez le premier à laisser un commentaire