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Kinshasa : la journée « ville morte » de l’opposition peu suivie malgré l’appel de Fayulu

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Kinshasa : la journée « ville morte » de l’opposition peu suivie malgré l’appel de Fayulu
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L’opération « ville morte » décrétée ce mercredi par une coalition de l’opposition congolaise n’a pas connu l’adhésion espérée dans la capitale congolaise. Malgré les appels lancés par plusieurs figures de l’opposition, dont Martin Fayulu, la ville de Kinshasa est restée globalement calme sous une forte surveillance des forces de sécurité.
Dans un message diffusé mardi 2 juin, Martin Fayulu, président de la coalition Lamuka, avait invité les Congolais à observer une journée de paralysie des activités sur toute l’étendue du territoire national. Cette initiative visait, selon ses promoteurs, à exprimer le mécontentement populaire face à la gouvernance actuelle du pays.
Dès les premières heures de la matinée, un important dispositif sécuritaire a été déployé dans plusieurs points stratégiques de Kinshasa. Des éléments de la Police nationale congolaise ainsi que des militaires étaient visibles dans les principaux carrefours, axes routiers et espaces publics afin de prévenir tout éventuel trouble à l’ordre public.
Dans plusieurs districts de la capitale, notamment Tshangu, Lukunga, Funa et Mont-Amba, la situation est demeurée relativement calme. Si certains commerces, boutiques et agences de transfert d’argent sont restés fermés, d’autres activités ont continué à fonctionner normalement. La circulation routière a été observée, bien qu’avec une affluence réduite par rapport aux jours habituels.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, certains agents de l’administration publique et travailleurs du secteur privé ont préféré rester à domicile par mesure de prudence. Toutefois, aucune manifestation publique majeure ni rassemblement de militants de l’opposition n’a été signalé dans les différentes communes de la capitale.
Sur les réseaux sociaux également, les images et informations relatives à d’éventuelles actions de rue sont restées rares. Plusieurs observateurs estiment que le déploiement massif des forces de sécurité a contribué à dissuader toute tentative de mobilisation populaire.
Cette journée a néanmoins donné lieu à des interprétations divergentes au sein de la classe politique congolaise. Du côté de l’opposition, les organisateurs soutiennent que cette initiative constituait un message adressé aux autorités du pays afin d’exiger des changements dans la gestion de la République. À l’inverse, les responsables de la majorité présidentielle considèrent la faible mobilisation observée comme un désaveu des mots d’ordre de l’opposition.
Alors que le débat politique reste marqué par les discussions autour des réformes institutionnelles et constitutionnelles envisagées par le pouvoir en place, cette journée de « ville morte » démontre une nouvelle fois la persistance des tensions entre majorité et opposition sur l’avenir politique de la République démocratique du Congo.
 

Par Myango Joseph, à Kinshasa.

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