Kamituga : l’AFJEP dénonce l’interpellation d’un journaliste par des militaires lors de la couverture d’un salongo
L’Association des Femmes Journalistes Engagées pour la Paix (AFJEP Asbl) exprime sa vive préoccupation après l’interpellation du journaliste Mukamba Mulebelwa Big Merci par des éléments des FARDC alors qu’il couvrait les activités de salongo organisées ce samedi à Kamituga, dans le territoire de Mwenga, au Sud-Kivu.
Kamituga, Sud-Kivu. L’Association des Femmes Journalistes Engagées pour la Paix (AFJEP Asbl) a lancé une alerte ce samedi 6 juin 2026 à la suite de l’interpellation du journaliste Mukamba Mulebelwa Big Merci, de la Radio Communautaire Nyasa FM de Kamituga, par des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon les informations recueillies par la coordination de l’AFJEP Asbl, le journaliste réalisait des prises de vues dans le cadre de la couverture médiatique des travaux communautaires de salongo organisés dans la ville de Kamituga lorsqu’il a été arrêté par des militaires. Au moment de son interpellation, son téléphone portable ainsi que certains de ses effets personnels auraient été saisis.
D’après son témoignage, plusieurs interventions ont été menées pour obtenir sa libération. Grâce notamment à l’implication des autorités locales, parmi lesquelles le maire ad intérim de la ville de Kamituga ainsi que le commandant de la Police nationale congolaise (PNC), le journaliste a finalement été remis en liberté et son téléphone lui a été restitué.
Joint après sa libération, Mukamba Mulebelwa Big Merci a rassuré sur son état.
« Je suis actuellement à la maison sans problème », a-t-il déclaré.
Pour l’AFJEP Asbl, cet incident relance le débat sur les conditions de travail des professionnels des médias en République démocratique du Congo, particulièrement dans les zones confrontées à des défis sécuritaires.
L’organisation estime que les journalistes continuent de faire face à diverses formes de pressions et de contraintes dans l’exercice de leur métier. Elle souligne que la liberté de la presse, pourtant garantie par la Constitution de la RDC, demeure fragilisée dans certaines circonstances.
Par ailleurs, l’AFJEP Asbl se dit profondément préoccupée par les atteintes répétées à la liberté de la presse observées dans plusieurs provinces du pays. L’organisation cite notamment les actes d’intimidation, les arrestations arbitraires, les menaces ainsi que les restrictions imposées aux professionnels des médias, qu’elle considère comme des entraves au droit du public à une information libre, crédible et indépendante.
Face à cette situation, l’AFJEP Asbl appelle les autorités politico-administratives et militaires, ainsi que les organisations de défense des droits humains, à prendre des mesures concrètes afin de garantir la sécurité des journalistes et le libre exercice de leur profession.
L’association réaffirme enfin son engagement en faveur d’un journalisme professionnel et responsable, tout en invitant l’ensemble des acteurs concernés à respecter les droits et libertés fondamentaux des journalistes dans l’accomplissement de leur mission au service de la population.
Rédaction Tumaini Africa News