Kamituga : des affectations répétées de médecins au cœur d'une vive polémique.
La gestion de l'Hôpital général de référence de Kamituga suscite de nouvelles inquiétudes.
La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) bureau de coordination urbano territorial de mwenga et kamituga s'indigne et dénonce les affectations successives de médecins décidées par le ministre provincial de la Santé, estimant que ces décisions fragilisent davantage une structure hospitalière déjà confrontée à d'importantes difficultés financières et logistiques.
Interrogé par notre rédaction ce lundi 06 juillet 2026, le président urbano territorial de cette organisation citoyenne, Fernandez Bulunda, affirme que l'augmentation du nombre de médecins ne s'accompagne d'aucun renforcement des moyens de fonctionnement de l'hôpital.
« L'hôpital est passé de huit à dix-huit médecins. Pourtant, les ressources financières n'ont pas augmenté. Une grande partie de ces médecins dépend des recettes de l'hôpital, ce qui exerce une pression sur la facturation des soins et sur les patients », explique-t-il.
Selon la NSCC, cette situation contribuerait à la hausse des frais médicaux et à une augmentation des prescriptions destinées aux malades. L'organisation estime que cette réalité pénalise particulièrement les populations les plus vulnérables, déjà confrontées à un contexte économique difficile.
Fernandez Bulunda rappelle également que l'établissement fait face à une pénurie récurrente de médicaments. Il attribue cette situation à la dégradation de la situation sécuritaire dans la province ainsi qu'au mauvais état de la Route nationale n°2, deux facteurs qui compliquent l'approvisionnement et réduisent les possibilités de collaboration avec les partenaires humanitaires et les bailleurs.
« Nous avons déjà échangé avec le ministre provincial de la Santé. Il nous avait promis de mettre fin à ces affectations, mais jusqu'à présent rien n'a changé. Si aucune décision n'est prise, nous serons contraints d'organiser des actions citoyennes pour exiger la réaffectation de ces médecins vers des hôpitaux qui en ont réellement besoin », avertit-il.
La Nouvelle Société Civile Congolaise plaide pour une répartition équilibrée des ressources humaines dans les structures sanitaires de la province afin d'éviter une surcharge dans certains hôpitaux pendant que d'autres souffrent d'un manque criant de personnel.
Des observateurs estiment qu'une mauvaise planification des affectations pourrait entraîner plusieurs conséquences : déséquilibre dans la couverture sanitaire provinciale, augmentation des charges de fonctionnement des hôpitaux, renchérissement des soins, baisse de la qualité des services en raison des difficultés de gestion et mécontentement grandissant de la population.
Précisons que les autorités sanitaires provinciales n'avaient pas encore réagi à ces allégations au moment de la publication.
M. Mulebelwa Big-Mercy
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
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