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Haut-Katanga : l’armée place ses unités en alerte maximale face à des menaces sécuritaires

Matumabiri Masumbuko Matou Journaliste - blogueur
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Haut-Katanga : l’armée place ses unités en alerte maximale face à des menaces sécuritaires
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La tension monte dans la province du Haut-Katanga. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont ordonné, ce mardi 12 août 2025, la mise en alerte maximale de toutes les unités de la 22ᵉ Région militaire.

Selon un télégramme militaire consulté par [Nom du média], signé par le général de brigade Kapend Y’rung Eddy, commandant de la 22ᵉ Région militaire, cette mesure vise à prévenir toute menace contre des infrastructures sensibles, des institutions publiques et certains axes stratégiques. « Vous devez mettre en alerte maximale vos unités respectives et renforcer la sécurité de vos magasins d’armement, prisons, aéroports, camps militaires et autres sites sensibles », peut-on lire dans le document. Les sites explicitement mentionnés incluent notamment le camp Kibati, le bloc régional Kimembe, l’aéroport de Luano, ainsi que plusieurs garnisons et dépôts d’armes.

L’instruction ordonne également de sécuriser la mairie, les banques, les postes, ainsi que les résidences de hauts responsables. Des mesures spécifiques concernent la surveillance des axes routiers menant à Kasumbalesa, Kipushi, Likasi, Kolwezi et Kasenga, avec un contrôle renforcé des entrées et sorties.

Par ailleurs, l’ordre militaire insiste sur la nécessité de réduire tout mouvement militaire non autorisé et de rapporter immédiatement tout mouvement suspect. Les commandants des régiments sont appelés à activer leurs services de renseignement et à maintenir un état opérationnel optimal.

Cette décision intervient dans un contexte régional marqué par des signaux d’alerte sécuritaire. Même si les autorités militaires ne précisent pas la nature exacte de la menace, plusieurs sources locales évoquent des risques d’infiltrations armées et de sabotage. Pour un officier basé à Lubumbashi, qui a requis l’anonymat, « le mot d’ordre est clair : vigilance maximale et réaction rapide en cas d’incident ».

Des mesures de ce type ne sont pas inédites dans le Haut-Katanga, province frontalière avec la Zambie, mais leur intensité témoigne d’un climat sécuritaire tendu. Dans les jours à venir, les déplacements dans certaines zones pourraient être soumis à un contrôle plus strict, en particulier aux postes frontaliers de Kasumbalesa et Kipushi.

Le général Kapend Y’rung Eddy a conclu son télégramme par la mention : « Exécution sans faille », signe que l’état-major attend une application rigoureuse de ces directives.

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