lundi 10 août 2026

Burundi : la NSCC alerte sur la mort présumée d’un enfant et des violences signalées au camp de réfugiés de Busuma

TAN
La Rédaction Journaliste
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Burundi : la NSCC alerte sur la mort présumée d’un enfant et des violences signalées au camp de réfugiés de Busuma
Burundi : la NSCC alerte sur la mort présumée d’un enfant et des violences signalées au camp de réfugiés de Busuma

La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), coordination provinciale du Sud-Kivu, alerte sur une situation tendue qui aurait prévalu au camp de réfugiés de Busuma, au Burundi, mercredi 22 juillet 2026. L’organisation fait état de la mort présumée d’un enfant de huit ans, de plusieurs blessés ainsi que de l’arrestation de certaines femmes et enfants à la suite d’une manifestation organisée dans ce camp.
Dans une déclaration rendue publique ce mercredi, la NSCC Sud-Kivu indique que la manifestation aurait débuté vers 10 heures 54 minutes. D’après cette structure citoyenne, les manifestants protestaient notamment contre le système de paiement ou de distribution de l’argent destiné à l’assistance alimentaire, l’affichage des noms de personnes déjà rapatriées à Uvira ainsi que les critères et le processus de sélection des réfugiés congolais devant bénéficier d’un rapatriement.
La NSCC Sud-Kivu affirme également avoir reçu des informations faisant état de l’usage de la force par les éléments de la police contre les manifestants. Selon ces allégations, plusieurs personnes auraient été frappées et les forces de l’ordre auraient ouvert le feu. Un enfant âgé de huit ans aurait ainsi perdu la vie, tandis que plusieurs autres personnes auraient été blessées. Des femmes et des enfants auraient également été arrêtés.
Mafikiri Mashimango Martin, coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC) du Sud-Kivu, appelle à l’envoi urgent d’une mission indépendante sur le terrain afin d’établir les faits, d’évaluer la situation sécuritaire et humanitaire dans le camp et de garantir une prise en charge adéquate des personnes blessées.
« Nous demandons qu’une mission indépendante puisse se rendre sur place afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur ces événements », a déclaré Mafikiri Mashimango Martin.
Cette organisation de la société civile demande par ailleurs que, si la mort de l’enfant et les autres faits rapportés sont confirmés, la famille de la victime bénéficie d’un accompagnement et d’une indemnisation conformément aux mécanismes et dispositions applicables.
À l’heure de la publication de cette alerte, la situation demeurerait tendue à l’intérieur du camp de réfugiés de Busuma, selon les informations communiquées par la NSCC Sud-Kivu.
La structure rappelle que la vie humaine et les droits fondamentaux doivent être respectés et protégés, y compris ceux des réfugiés. Elle appelle ainsi le Gouvernement de la République démocratique du Congo, en collaboration avec les autorités compétentes et les partenaires concernés, à renforcer les efforts en faveur d’un retour volontaire, sûr et digne des réfugiés congolais.
Selon les informations communiquées par certains réfugiés, une dernière opération de rapatriement pourrait être organisée au cours du mois d’août 2026. Cette information reste toutefois à confirmer par les autorités et lesstructuress compétentes.

 

La rédaction 

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