Beni : forte paralysie de la ville lors de la journée « ville morte » après le massacre de Ngadi
La ville de Beni, dans la province du Nord-Kivu, a tourné au ralenti ce mercredi à la suite de la journée « ville morte » décrétée par les groupes de pression et mouvements citoyens, en réaction au massacre survenu récemment à Ngadi.
Dès les premières heures de la matinée, plusieurs axes principaux de la ville ont affiché une faible activité. De nombreux commerces sont restés fermés, notamment dans les centres commerciaux et marchés habituellement très fréquentés. Les transports en commun ont également été fortement réduits, limitant les déplacements des habitants et contribuant à une atmosphère de ville partiellement figée.
Cette paralysie intervient dans un contexte de vive émotion au sein de la population, encore marquée par la violence de l’attaque qui a coûté la vie à plusieurs civils à Ngadi. Pour les organisateurs de cette action, cette journée « ville morte » constitue à la fois un acte de mémoire en hommage aux victimes et une expression de solidarité envers les familles endeuillées.
Selon les groupes de pression et mouvements citoyens, cette initiative vise également à alerter une fois de plus les autorités sur la persistance de l’insécurité dans la région de Beni, où les attaques armées contre les populations civiles restent récurrentes. Ils estiment que la situation nécessite des mesures plus fortes et une réponse sécuritaire durable.
Dans leurs déclarations, ces acteurs citoyens appellent les autorités congolaises ainsi que les partenaires du pays à renforcer de manière significative les dispositifs de protection des civils. Ils insistent sur l’urgence de mettre fin aux violences qui continuent d’endeuiller régulièrement la région.
Malgré la paralysie observée, certains habitants ont tout de même tenté de vaquer à quelques activités essentielles, notamment dans les secteurs de la santé et de la sécurité, mais avec une intensité nettement réduite par rapport à une journée normale.
Les organisateurs ont indiqué que cette action s’inscrit dans une série de mobilisations qui pourraient se poursuivre jusqu’à l’inhumation des victimes du massacre de Ngadi, selon l’évolution de la situation.
En attendant, la population de Beni reste dans l’attente de réponses concrètes face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans cette partie du Nord-Kivu.
TAN MEDIA
Journaliste - Blogueur
Passionné par l'actualité africaine
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